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Une jeunesse révoltée ? - Le sens de sa protestation

<h2>Une jeunesse révoltée ? - Le sens de sa protestation</h2>
 
 
 
La néogénération a le droit de s'opposer, d'affirmer ses préférences

 
 
En cet automne 2010, lycéens, étudiants sont redescendus dans la rue pour officiellement réfuter la réforme des retraites en cours. Depuis décembre 1986, de grandes manifestations quadriennales de masse et contestataires, revendicatives et de mécontentement des jeunes se déroulent aux quatre coins du pays. Nul autre Etat occidental ne connaît pareilles colères néogénérationnelles homériques répétées ! Afin d'éluder le sens très gênant de ce « syndrome juniors », minimiser toute l'importance du phénomène, tourner en dérision les ados, il est dit que leur action est le signe de leur politisation, manipulation, défoulement cathartique et immaturité, sans nulles signification, conscience véritables. Ce qui a donné lieu à ce slogan extrêmement pertinent d'une jeunesse encore et toujours si « bafouée » : « Ni bambins, ni pantins » ! L'on a feint de croire que les jeunes n'enrageaient que par peur que la prolongation de la durée du travail ne retarde fort leur entrée dans l'emploi et n'aggrave leur chômage. En fait, ce mouvement s'inscrit dans le droit-fil de tous les autres : le malaise, l'angoisse et l'abandon de tout une génération « oubliée ». Celle-ci saisit la moindre occasion favorable pour crier sa détresse. Il est particulièrement indécent de le lui reprocher. En 1968, les adojeunes « rejettent » leur société. En 2010, c'est le monde adulte qui « ostracise, excommunie » sa descendance. Et celle-ci est priée de « disparaître, puisque l'on n'a que faire d'elle ». En cette décennie, les plus de soixante ans l'emporteront en nombre sur les moins de vingt ! La marginalisation juvénile croîtra encore plus. A quinze, vingt, vingt-cinq ans, liberté, dignité et intimité des juniors s'amenuisent. Ce terrible « jeunocide » moral constitue un scandale aussi déplorable que ceux des Thalidomide, Minamata, talc Morhange, sang contaminé ! Il est donc urgent de créer, dans ce pays, un Défenseur des droits des quinze – vingt-cinq ans. La pitoyable minoration du Défenseur des enfants (zéro – dix-huit ans) n'augure rien de bon pour nos adojuniors.  

 

Les juniors ont raison de craindre pour leur classe d'âge, leur avenir

 
 
Dans son rapport 2010, le médiateur de la République met en exergue le profond désarroi et mal-être, d'une part croissante de la population, et notamment juvénile. Interrogé à ce sujet, il évoque « une société française fatiguée psychiquement, dans laquelle l'angoisse du déclassement augmente, qui se fragmente, et où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, sans assez de vision collective… » (entretien du journal Le Monde). L'on ne saurait mieux dire ! Deux politiques, de la majorité : Rama Yade ; et de l'opposition : François Hollande, s'élèvent contre l' « exil des jeunes ». La première s'indigne de l'exclusion de nos cadets (Lettre à la jeunesse, Grasset, 2010). Le second insiste sur le fait que toute action publique, digne de ce nom, ne peut qu'avoir l'adojeune pour priorité. Devant l'iniquité de l'exécution du duc d'Enghien, le 21 mars 1804, un parlementaire dira : « C'est pire qu'un crime, c'est une faute » ! Cela pourrait tout autant qualifier la vraie « mort sociale » des préadultes. Ce collapsus si navrant est le terrible résultat d'un manque immense d'amour et de reconnaissance, ce qui taraude tant cette néogénération. Non-entendue ni attendue, elle clame sa rage et son désespoir. Elle sait que, pour la première fois depuis 1945, elle sera la première cohorte à « régresser » à tous points de vue, par rapport à ses ascendants. Elle entrevoit parfaitement que la pauvreté matérielle, morale, humaine, lui « revient de droit ». Non, les adojeunes ne manifestent pas par purs « intoxication », amusement, infantilisme, subversion et nihilisme. Oui, les juniors se manifestent par esprit de justice et légitime défense de leur génération, sentiment d'agression et d'être écartés de l'essentiel. Sachons toujours les écouter, entendre, comprendre, encourager, soutenir, intégrer, accepter, aimer et réconforter. Ils n'auront plus besoin de « se rebiffer » sans cesse. Confiants, motivés et heureux, ils sauront mieux se consacrer à leur avenir ! Pour leur plus grand profit, celui de notre société tout entière. Avec enthousiasme !
 
 
 
 
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Rédigé le  17 nov. 2010 19:23  -  Lien permanent

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