•  
  •  
AdoJeunologie® / AdoJeunes
  Retour aux billets

La France et sa jeunesse - Chronique d’un vrai divorce

<h2>La France et sa jeunesse - Chronique d’un vrai divorce</h2>


 
Des jeunes français « exclus de l’essentiel »
 


Si l’on s’en tient aux paramètres retenus pour mesurer la situation, l’intégration, le bien-être d’une population, dans un pays, l’on peut, et indéniablement, dire que les quelques dix millions de jeunes de 15-24 ans de France ne sont pas dans une situation très enviable, ni « reluisante ». Par rapport à la moyenne de leurs homologues des autres nations de la même sphère socioéconomique et culturelle occidentale. Leur taux de chômage, d’échec scolaire, de pratiques polyaddictives, d’accidents divers, de suicide, déviances, marginalisations sociales, leur état sanitaire psychosomatique…, sont globalement plutôt moins bons que ceux de la plupart des principaux Etats d’Occident. L’opinion des jeunes français, quant à leurs espoirs d’avenir, sérénité et confiance en leur personne et destin est bien moins positive que celle de la plupart de leurs camarades européens et nord-américains. Ils placeront même l’obéissance avant la liberté ! (Enquête internationale Les jeunesses face à leur avenir, Fondation pour l’Innovation politique, 2008). Nous l’avons bien affirmé : notre jeunesse est privée d’histoire, de transmissions, d’insertion. Elle est dépourvue de tous statut, place, reconnaissance, à part entière, en sa propre société. Nos adojuniors restent, avant tout, fort subordonnés, conditionnés et dépendants, en leur terrible déshérence. Le jeune hexagonal souffre d’un sentiment de défiance, préjugés, rejet et d’incompréhension, à son encontre, de la part de ses aînés. Voire de mépris, d’ironie, indifférence, ce qui est toxique pour toute génération. Au grand dam de la société tout entière ! 
 


Une nouvelle génération « encombrante, hors-jeu, mise en attente »
 


Le vil système, sciemment voulu par ce pays et sa société, est le « parcage » total des jeunes dans des études interminables dévaluées, l’insertion dans l’emploi stable, qualifié et la vie adulte, le plus tard possible, autour de la trentaine. Soit bien plus que la moyenne occidentale. De même, les opportunités en matière de réalisation de soi, d’habitat autonome, de loisirs, vie culturelle, les pouvoirs décisionnaires, non simplement consultatifs, l’expression propre et la participation à la vie de la collectivité…, sont-ils des plus réduits. Même les possibilités de poursuites d’études supérieures poussées s’amenuisent, ce pour la majorité, du fait de la conjoncture socioéconomique déprimée. Priorité est donnée aux plus âgés, ce qui fait que les moins de 30 ans et plus encore 25, ne « récoltent que les miettes rassises », que le monde adulte veut bien condescendre à leur octroyer. Le Rsa, le Revenu de solidarité active, vient d’être autorisé pour les 18-25 ans, mais avec une restriction de taille, qui n’est pas imposée aux autres : avoir travaillé au moins deux ans, au cours des trois dernières années. Ce qui fait que la plupart des jeunes concernés en seront exclus de fait. Bel exemple d’hypocrisie, de faux semblant, à la française ! L’axiome national veut encore que « la valeur attende le nombre des années ». Le jeune est considéré comme « illégitime, importun et non-valable », du simple fait de sa jeunesse. Avant de se vérifier en matière d’emploi et de monde du travail, cela apparaît très nettement dans le cadre des études, à tous niveaux, types de formations. Du collège à la fin des cursus d’enseignements supérieurs, élèves et étudiants sont maltraités avec préjugés défavorables, suspicieux, hostiles, tant de la part d’enseignants trop souvent dépassés, démotivés, mal formés, insuffisamment pédagogues, psychologues et très ignorants de la chose jeune, même s’ils sont parents, que de l’administration scolaire. Le junior n’est pas considéré comme vecteur de richesses d’apprentissages, mais tel un « perturbateur potentiel ». Ce qui aboutit, de fait, à sa révolte permanente contre un « système si inique ». Ce pays conduit sa jeunesse aux manifestations de rue, paupérisations, exclusions croissantes. Il ne « mise » pas sur elle, ne croit pas en l’avenir. Ce n’est pas le propre d’une grande nation, mais d’une société qui a déjà renoncé à l’Histoire !
 
 

 
Conseil des juniors, coaching de vie des ados, réalisation de soi du jeune, développement personnel de l'adolescent, éducation adojeunologique, adolescents, adolescence, jeunes, jeunesse, 15-24 ans, famille d'ado, parents d'adojeunes, Paris, Yves REMY, AdoJeunologie®.  




Blog 2 : 
http://www.adojeunologie.fr - yr@adojeunologie.com
 



 
 
Rédigé le  13 sep. 2010 0:00  -  Lien permanent

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.
Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.
Votre commentaire
Votre nom *
Votre Email *
URL de votre site