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Jeunes, Histoire, politiques publiques - Un fiasco français

<h2>Jeunes, Histoire, politiques publiques - Un fiasco français</h2>
 


Une jeunesse historique active et impuissante

 
 
Tout au long de l’Histoire de France, la jeunesse a été à la pointe du combat pour le renouveau du pays, afin que des éléments fondateurs inédits le régénèrent de fond en comble. A tous tournants cruciaux, que ce soit en 1789, 1830, 1848, 1870, 1914, 1945, 1968 et 1981, les jeunes ont toujours apporté leur participation ardente généreuse. Royautés, empires, ayant tout autant façonné la nation, notre société, que les républiques successives, les cadets se sont, de même, manifesté sous l’Ancien Régime. Ainsi, le vieux monarque finissant ne doit pas faire oublier le jeune Louis XIV, souverain tempétueux, réformiste et iconoclaste, des débuts du règne. Pour autant, la contribution adojuvénile est toujours aussi « confisquée et appropriée » par les aînés, plus conservateurs. La prise de la Bastille s’achèvera par le sacre impérial de 1804. La Révolution de Juillet 1830 aboutit à une vraie néorestauration monarchique, l’orléanisme succédant au légitimisme. La Deuxième République se mue en Second Empire. Et la République, Troisième du nom, s’enlise dans les immobilismes, les scandales. L’euphorie de la Victoire de 1918 se transforme en tragique Débâcle de juin 1940. Les espérances de la Libération se perdent en un régime impotent et remplacé, dès 1958, par un autre. Le « printemps des adojeunes » de 1968 et celui de l’arrivée de la gauche au pouvoir resteront sans lendemains durables. Les pesanteurs des traditions l’emportent, encore et toujours, sur les utopies idéalistes de la nouvelle génération. Quel que soit le pouvoir politique en fonction, bien peu de place est faite à la jeunesse. Elle n’est pas associée à la marche des affaires. Les autorités s’en défient, comme autant de menaces subversives contre tout système établi. Les gouvernants se contentent alors de gérer le seul domaine éducatif. Lequel, des plus figés, coercitifs, inadaptés sert plus à la contention des juniors qu’à leur élévation. 

   
 
Une adojeunesse qui n'a jamais été une priorité politique nationale

 
 
La contrainte est le principe, la liberté l'exception. Les politiques de la Jeunesse sont, depuis 1945, un échec total et significatif. Non seulement l'adojunior français reste très inféodé, ignoré et déconsidéré, mais les actions de la collectivité censées le servir sont inopérantes, obsolètes, parcellaires. Aucun ministère n'a jamais été dévolu à la seule jeunesse, considérée comme domaine mineur. Ce qui est une erreur, une faute politiques majeures, tant ce champ d'Etat est si fondamental pour l'avenir du pays tout entier. Au même titre que ceux dits régaliens, comme la Défense et la Justice. Pourtant « forces vives de la nation », les jeunes, dans l'organigramme gouvernemental, sont toujours étrangement liés à d'autres registres : les Sports, les Solidarités, l'Education, la Vie associative… Le ministère de l'Education, ou du Supérieur n'est pas celui des Jeunes, mais des Enseignements. Le secrétariat d'Etat à la Jeunesse et la Vie associative n'est qu'une « coquille vide » sans pouvoirs, moyens, action globale d'envergure, pour les juniors. Les seuls loisirs y conservent une place prépondérante. Il n'y a ni leviers, structures, ni actes adéquats, vraie politique générale de la Jeunesse. Il convient de créer, de façon inédite, un grand ministère autonome des Jeunes et des Droits de l'Adolescent, à larges responsabilités, latitudes, pour intervenir en toutes matières adojuvéniles, à titre exclusif et complet. Hormis les enseignements, tout ce qui relève de la jeunesse, de façon interministérielle et transversale, reviendrait à ce nouveau ministère. Non plus de façon atomisée, à d'autres entités, en fonction des dossiers concernés. Il y serait gagné en efficacité. Il n'est plus possible de ne considérer les adojeunes que sous le seul angle des études, loisirs, au détriment de tous les autres : famille, emploi, santé, culture, vie sociale, civique, valeurs, économie, international… Il faut une volonté politique puissante à cet effet. Elle n'existe toujours pas à ce jour. Les juniors peuvent attendre ! Telle est la déplorable, pitoyable philosophie inepte, qui nuit tant à ce pays, par peur, refus du renouveau, changement. Un rejet total calamiteux de tout progrès ! 

 
 
 
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Rédigé le  13 déc. 2010 15:10  -  Lien permanent

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