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Deux destins juvéniles brisés - L’Aiglon, le Prince impérial

<h2>Deux destins juvéniles brisés - L’Aiglon, le Prince impérial</h2>
 
 
 
Elévation et malheurs d'une jeunesse « élue »
 
 
 
De novembre 2004 à mars 2005, se tient au sein du domaine national du château de Compiègne, à l'occasion du bicentenaire du Premier Empire, une exposition intitulée : La pourpre et l'exil - L'Aiglon et le Prince impérial. Elle met en scène deux jeunes personnages de l'Histoire de France, précocement disparus, de façon tragique. Le fils de Napoléon et l'impératrice Marie-Louise d'Autriche, prénommé François puis Franz, roi de Rome, Napoléon II, prince de Parme et duc de Reichstadt, né en 1811, meurt prématurément en exil à Vienne, en 1832, à l'âge de 21 ans, de la tuberculose. En 1815, âgé de quatre ans, il doit fuir la France, à la chute du régime napoléonien. Il sera immortalisé par la très célèbre pièce de théâtre d'Edmond Rostand : L'Aiglon - surnom donné par Victor Hugo au prince impérial, en référence à l'Aigle paternel - jouée au début du vingtième siècle, avec Sarah Bernhardt dans le rôle principal. A la fin de son existence, le jeune reclus dira : Ma naissance et ma mort, voilà toute mon histoire ! Inhumé dans la crypte des Capucins, la nécropole dynastique des Habsbourg, à Vienne, sa dépouille mortelle sera rapatriée aux côtés de celle de son père, Napoléon Ier, aux Invalides, le 15 décembre 1940. Sous l'Occupation allemande, un siècle jour pour jour après le retour des cendres de l'empereur, de Sainte-Hélène, le 15 décembre 1840, sous la monarchie de Juillet. Louis Napoléon, prince impérial, fils de Napoléon III et l'impératrice Eugénie, petit cousin de l'Aiglon, naît en 1856. En 1870, et jeune adolescent, il est contraint à l'exil en Angleterre avec ses parents, après la défaite de Sedan, la fin du Second Empire, l'instauration de la Troisième République. Il mourra en Afrique du Sud, en 1879, âgé de 23 ans, sous uniforme britannique, au cours d'une opération militaire contre les Zoulous. Il n'y aura jamais plus de restauration impériale, Napoléon IV, Troisième Empire. Sic transit gloria mundi…
 
 
 
De jeunes hérauts infortunés transcendés par un sort contraire
 
 
 
Ces deux jeunes héritiers de trônes, fils uniques, morts très tôt sans nuls descendants, en rappellent d'autres, tel Louis XVII, décédé emprisonné, auquel le roi de Rome était apparenté par sa mère. L'on peut également citer le tsarévitch Alexis de Russie, fils du dernier empereur Nicolas II, assassiné adolescent en 1918, avec l'ensemble de sa famille, par la révolution bolchevique d'alors. Quel sens donner à ces destinées adojuvéniles historiques, si brutalement et rapidement stoppées ? Ces jeunes gens connaissent, sinon l'existence quotidienne, du moins les attentes de leurs semblables du même âge : joies, peines, espérances, doutes et déceptions. Comme les autres juniors, ils veulent réussir leur vie, être heureux, laisser leur marque. Mais, du fait de leur rôle majeur prédestiné, dès l'enfance, leur avenir tout tracé de futurs chefs d'Etat, successeurs de leurs parents, souverains régnants de royaumes ou d'empires, leur jeunesse n'est pas commune. De par les grandes responsabilités officielles qui leur incombent, au présent et à l'avenir, ces jeunes futurs monarques sont rapidement mûris, pénétrés qu'ils sont des devoirs de leur charge. Tant à leur égard, celui de leurs ascendants au pouvoir et de leur peuple. Ils se conçoivent avant tout, eux-mêmes, non comme simples sujets privés, mais tels porteurs d'une haute symbolique marquant l'imaginaire collectif. En cas de perte inopinée de l'autorité, d'exil, de possible disparition avant l'heure, ces princes ressentent plus fortement encore la singularité terrible, l'éminence de leur mission. Ils n'y renoncent pas, espérant un retournement favorable. Ainsi, après la mort de son père, en 1873, le fils de Napoléon III avait-il établi le projet constitutionnel d'un nouvel empire français, se projetant alors vers d'hypothétiques dignités ultérieures. La double dramaturgie fatale de la déchéance politique, personnelle ; la mort violente, d'un sort funeste, nimbe ces « héros malheureux » d'une aura romantique de grandeur, d'inachevé et de désespoir. A l'image même de la messianique mystique impériale transfigurée, non par le soleil d'Austerlitz, mais les mornes fins de Waterloo, Sainte-Hélène.

 
 
 
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Rédigé le  23 jan. 2011 14:40  -  Lien permanent

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