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Des jeunes en quête de valeurs - Une conscience affermie

<h2>Des jeunes en quête de valeurs - Une conscience affermie</h2>
 
 

Une classe d'âge juvénile en recherche affective
 


Quêtes éperdues du bonheur, de l’absolu et du sens donné à la vie, à l’encontre des vacuités ataraxiques restent, et pour toujours, l’empreinte ontologique des jeunesses du monde, et de tous temps. Cette génération exige une transcendance : être heureuse, s’accomplir, se réaliser et se dépasser. Elle aspire à l’amour : être utile aux autres, donner, se donner, partager. Elle tend à l’universalisme : avoir imprimé un sens à sa vie, servi la collectivité, laissé une trace dans l’Histoire. La société adulte est « verticale, rigide, fermée », celle des jeunes « horizontale, souple, ouverte ». Le monde des aînés désire « prendre », celui des juniors « offrir ». L’ascendance appelle le « statu quo, l’immobilisme », l'adolescent le « changement ». L’AdoJeunologie® se veut lien transversal, pluridisciplinaire, qui prend en compte le jeune dans son « tout » et en holisme. Pour l’amener, sans encombre, sur l’autre rive : celle de la maturité, l’autonomie et la responsabilité, du plein adultisme accompli. Le conformisme collectif l’emporte sur l’affirmation individuelle de l’originalité propre et de soi-même. Les jeunes se modèlent sur leurs semblables et le système adulte dominant. Il s’agit, non pas tant de s’affirmer, par la dissemblance, que de se faire accepter par le groupe, lui prouvant que l’on a adopté les canons qu’il tolère. La très grand peur est d’être rejeté, si l’on est « trop différent ». Le jeune est donc très conformiste : il s’agit de complaire à sa « bande » et aux références majoritaires préétablies, seules communément et collectivement admises par la « tribu adojuvénile ». Mais toutefois, le même junior est, tout autant, anticonformiste et rebelle, car il s’agit aussi, pour lui, de se distinguer et s’affirmer. Il affiche ses divergences « particularistes », ce qui fait son « unicité », à ce titre valorisé, valorisant, « désirable », désiré, aux yeux de ses pairs générationnels et des deux sexes. En outre, la culture adojuvénile est, par essence, anti-intellectualiste ; et informelle ; ou iconoclaste. « La jeunesse tisse ses mythes généreusement ». (Claude Jasmin, Rimbaud, mon beau salaud - Paris, Stanké, 1968). Si notre société est extrêmement « permissive », elle n’en est pas, pour autant, véritablement « tolérante », notamment à l’égard de sa descendance !



Des juniors en mal de reconnaissance
 


Cela se vérifie tant chez les adultes que chez les jeunes. Et ces derniers préfèrent, très souvent, « brider » leur personnalité, pour être intégrés, acceptés, aimés et « populaires » ; plutôt que conserver, cultiver, mettre en avant leur originalité unique et « déviance », au risque de l’exclusion, la solitude et du mépris. Ce qui est ressenti comme déchéance, indignité, humiliation et souffrance, chez la plupart. Reniements et « apostasies » seront alors jugés préférables à la fidélité à des valeurs propres, et quoi qu’il puisse en coûter. Le préadulte, faute de maturité et vécu suffisants, n’a pas vocation au « martyr sacrificiel », au renoncement, au nom de seules éthiques supérieures, se suffisant à elles-mêmes. Nous, adultes, qui avons déjà tant de mal à y prétendre, ne saurions donc exiger de nos jeunes le « sacre de l’héroïsme suprême ». Prenons garde, toutefois, à ce que l’uniformisation et le nivellement totalitaires, sectaires, grégaires et ataviques n’aboutissent au « viol des consciences », idéaux les mieux trempés ! Les compromis de « mauvais aloi » finissent, hélas toujours, comme viles compromissions et des plus toxiques ! L’AdoJeunologie® et l’adojeunologue® établissent, dans l'intérêt du junior, règles claires et principes fermes. L’interdit, dans le plein respect des libertés et de la personnalité juvéniles n’est pas préjudiciable, mais impératif et bénéfique, pour grandir. Il s’agit de ne pas confondre « censure » légitime et autoritarisme mutilant indu. Le jeune en « adultisation » a besoin de « rencontrer son mur » ! Il est malheureux tant qu’il ne s’y heurte pas. La vacuité du magistère adulte, sans limite ni fin, l’angoisse, le perturbe et fait régresser très gravement. Lui dire : « Tu fais comme tu le sens » est une aberration anti-pédagogique et absolue. Ce déni d’éducation mène à l’infantilisme à vie. Entre démagogie laxiste complaisante ; et « dressage » tyrannique tant outrageant, seule la « troisième voie », médiane, de la fermeté éducative compréhensive aide, respecte totalement l'intégrité morale du junior.   
 

 
 
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Rédigé le  21 juin 2010 15:13  -  Lien permanent

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