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Des jeunes déconsidérés - Un marasme générationnel

<h2>Des jeunes déconsidérés - Un marasme générationnel</h2>
 

 
Une jeunesse française moins favorisée que d'autres, en Occident 
 
 

Une étude internationale de 2008 (Fondation pour l’Innovation politique, Les jeunesses face à leur avenir, enquête internationale 2008 - Paris, FIP, 2008), démontre que les jeunes nord-américains et nord-européens croient bien plus en leur avenir personnel, sont plus confiants, sereins et sûrs d’eux que les jeunes français. Ces derniers sont parmi les plus négatifs, craintifs et pessimistes ! La France, les Français n’aiment pas leur jeunesse et ne croient pas en elle, la maltraitent en conséquence. Ils font cher « payer » à leurs descendants ce qu’elle est, représente : taux d’accidents de la route et de suicide, d'échec scolaire et de chômage, délinquance, mal-être et problèmes de santé, d'addictions et de désocialisation..., parmi les plus élevés d’Occident. Aux Etats-Unis, les cabinets de teen life coaching : coaching de vie pour adolescents, sont « monnaie courante », depuis une quinzaine d’années. Ils sont le reflet d’une société d’ « avant-garde » et qui croit en l’avenir. Contrairement à notre vieille Europe et notre ancienne France « frileuse », repliée sur les « oripeaux » d’un passé révolu, les méchants préjugés d’un autre âge. En matière adojeunologique, comme en tant d’autres, le « Nouveau Monde » porte si bien son nom ! Antonin Dvorak ne s’y était pas trompé, ce dès le dix-neuvième siècle, en composant sa symphonie éponyme (Symphonie numéro 9 en mi mineur, B. 178, opus 95 - 1893). Mais, et pourtant : « Jeunesse. L’âge du possible ». (Ambrose Bierce, Le dictionnaire du diable, 1906 / 1911 - Paris, J’ai lu, 2006). Du meilleur aussi, pour elle-même, ses aînés !
 

 
Des adojuniors en « exil intérieur », au regard du monde, d'eux-mêmes 
 

 
Les adojeunes sont globalement considérés comme menaces, danger, ainsi, pour la « Beat Generation », des décennies 1950-1960 ; fardeau, gêne, avec la « Bof Génération », des années 1970-1980 ; victimes premières de la crise, pour la « Génération SOS », des périodes 1990-2000. Aujourd’hui, n’a-t-on pas le net sentiment que les juniors cumulent, tour à tour, cette triple appréciation d’infamie, « tunique de Nessus », si peu flatteuse ? « Je me rappelle surtout que, pendant toute la soirée, je sentis constamment que j’agissais très sottement, en faisant fort semblant de m’amuser beaucoup et d'aimer boire beaucoup, de ne pas penser un instant que j’étais ivre et sentis constamment que tous les autres agissaient tout aussi sottement, en jouant la même comédie. Il me semblait que chacun, séparément, se sentait très mal à son aise, comme moi, mais supposant qu’il était le seul à éprouver ce pénible sentiment, s’estimait obligé de feindre la gaieté, pour ne pas troubler l’allégresse générale ». (Léon Tolstoï, Enfance, Adolescence, Jeunesse - Adolescence, 1854 ; et Jeunesse, 1857 - Paris, Gallimard, 1975). Aujourd’hui encore, tout comme hier, nombre d'adojeunes « jouent à faire heureux », mais ne le sont nullement, au fond d’eux-mêmes. Ils seront incités à simuler des joies très factices. Aidons-les à mieux cultiver la vraie félicité, et non sa pauvre illusion si dérisoire ! L'objectif essentiel de l'AdoJeunologie® est de transmettre au jeune des évaluations précises ; une formation structurante, des éclaircissements éducatifs pertinents ; issues concrètes, à échéances raisonnables. « La nature donne le génie ; la société, l'esprit ; et les études, le goût ». (Charles-Augustin Sainte-Beuve). Très clairement, une obligation de moyens et de résultats : offrir au junior d' « être ; avoir ; de faire, plus et mieux ». L'adojeunesse possède une septuple nature : historique ; biologique ; et psychique ; sociale ; anthropo-culturelle ; philosophico-morale ; enfin aussi, juridico-légale. « Plutôt que d'enseignement, c'est d'éducation que manque la jeunesse ». (Hervé Bazin, Ce que je crois - Paris, Lgf, 1978). Notre adojeunesse française n'est pas heureuse car les conditions de son épanouissement font défaut, d'un point de vue individuel adojuvénile, comme collectif néogénérationnel. Les juniors se donnent ainsi l'illusion d'être, de s'accomplir. En réalité, cette cohorte d'âge s'abîme dans les tourments sans fond d'une soif d'idéal que la société humaine adulte, elle-même perdue en sa propre détresse, ne permettra nullement d'assouvir. Pour le plus grand malheur de sa descendance ! Faisons confiance à notre adolescence. Croyons en elle ! Laissons-lui toujours le soin de concevoir et rêver, désirer, créer et d'imaginer un « univers meilleur », puisque les générations antérieures ne l'ont pas su, ni pu, ou voulu !

 


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http://www.adojeunologie.fr - yr@adojeunologie.com   
 



 
Rédigé le  7 nov. 2010 17:35  -  Lien permanent

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