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Des garçons sans père ? - Masculinité juvénile et adulte

<h2>Des garçons sans père ? - Masculinité juvénile et adulte</h2>


 
 

Pas d’adultisme pour les jeunes hommes privés de soutien paternel

 
 
Pour tout jeune, qu’il soit garçon ou fille, le lien développé tant à son père, qu’à sa mère, est capital. Pour autant, nous observons, dans notre pratique, à quel point le rapport père - fils et mère - fille, c’est-à-dire entre les enfants et parents de même sexe est crucial, « stratégique ». Sans nier, pour autant, l’importance de la relation père - fille et mère - fils, nous souhaitons, ici, mettre plus l’accent sur le face-à-face père - fils. Lors de la petite enfance, le nourrisson des deux sexes noue une dualité privilégiée avec sa mère, « première interlocutrice » par excellence. A l’adojeunesse, le junior aura besoin de s’identifier au parent de même sexe pour grandir, et tout en prenant ses distances. Le lien père - fils interpelle puisque, d’une part, il y a une grave crise de la masculinité et la paternité ou l’adultisme mâle, en Occident ; de l’autre, un fort déficit d’identité, d’identification au père et au masculin, chez les garçons. Guy Corneau le démontre si bien dans son livre : Père manquant, fils manqué - Que sont les hommes devenus ? (Les Editions de l’Homme, 2004). L’Occident est passé, ce depuis la décennie 1970, d’une civilisation patriarcale, à une société matriarcale. En 1970, notre Code civil marque symboliquement le fait, en remplaçant la puissance paternelle par l’autorité parentale. L’homme, chef de famille et pater familias tout puissant, s’efface devant la mère - pivot. Les femmes « masculinisées » travaillent, n’ont plus besoin des finances du conjoint, ce qui leur donne liberté, autonomie, à son égard. Elles maîtrisent leur fécondité par la contraception, peuvent élever leurs enfants seules. Elles occupent plus de place, de responsabilités, en société. Leur ascendant sur la progéniture l’emporte sur celui des pères. L’homme « féminisé » est fort désemparé et desservi, par la crise de l’autorité, de la hiérarchie verticale, la virilité, au profit de la féminité, maternité, douceur, l’affectivité, du consensus horizontal.
 

 
« Revitaliser » le lien père - fils pour une jeunesse masculine plus solide
 

 
Le temps n’est plus au dressage, mais au sentiment. De plus en plus de couples se séparent. Et en ce cas, les enfants vivent, pour la plupart, avec leur mère et voient peu leur père. Même s’il n’y a nulle absence physique, la distance psychoaffective prédomine souvent, entre pères et fils. Ces pères n’ont pas appris de leur propre père à aimer, ne savent exprimer leurs sentiments à leurs garçons. Ces derniers en souffrent, ce qui nuit, notamment, à leur rapport amoureux à l’autre sexe et amical avec leurs semblables. Ces garçons de treize - vingt-quatre ans pâtissent de l’absence de lien réussi avec le masculin adulte, notamment paternel, faute de vraie structuration - identification possible. Ces jeunes mâles sont, surtout, confrontés au féminin : mères, enseignantes, médecins, psys, juges, etc. Toutes professions très féminisées. Absents par le corps et l’esprit, les pseudo-pères semblent indifférents, hostiles, incompréhensifs, inaffectifs, à l’égard de fils frustrés d’amour et très agressifs. Trop durs ou complaisants, autoritaires ou démissionnaires. De plus en plus de jeunes hommes ont du mal à s’épanouir, aimer et devenir adultes, de par ce lien au père tant raté. Ils désespèrent fort de ne pas se sentir ni compris, reconnus, encouragés, valorisés, réconfortés, motivés et aimés, par des pères trop souvent « inconsistants », insaisissables, indisponibles, mutiques, qui ne valent pas mieux que les pères impitoyables du passé. L’amitié des pairs du même sexe ne suffit pas. L’amour manifeste de l’ascendant masculin, comme père, homme, adulte, est impératif pour le descendant mâle. Il s’agit, pour ces pères, de « réinvestir » leurs garçons, à l’âge délicat de l’adojeunesse. Pour ces fils, « se réapproprier » leur géniteur. Cela évitera la souffrance de tant de garçons « en deuil » du père. Ces pères doivent parler à leurs fils, s’intéresser à eux, partager des activités et centres d’intérêt et leur témoigner leur affection. Les fils pourront mieux se confier, être soutenus et vivre. Oui, les jeunes mâles humains ont encore tant pleinement besoin de leur père ! A défaut, tout une génération masculine orpheline restera, à jamais, perdue.
  

 

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Rédigé le  15 oct. 2010 11:05  -  Lien permanent

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