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Des filles vulnérables ? - Un marasme juvénile féminin

<h2>Des filles vulnérables ? - Un marasme juvénile féminin</h2>
 
 
 
Des juniors filles plus tourmentées que les adojeunes masculins  
 
 
 
Dans un autre article, nous disions combien les garçons jeunes hommes étaient de plus en plus nombreux à être handicapés et souffrir de l’absence de vrais pères et d’adultes éducateurs masculins solides et structurants. Cela nuisant à leur maturation, équilibre et affectivité. Les jeunes mâles ont une espérance de vie moindre que celle des filles, sont plus instables et connaissent bien plus de suicides réussis, d’accidents, de morts violentes et d’échecs scolaires, de déviances (85% de la délinquance juvénile est masculine). Qu’en est-il des filles ? Autre sexe, autre problématique ? Paradoxalement, il semble que les jeunes femelles en général, suivies en AdoJeunologie® en particulier, connaissent des « tourments » plus aigus encore que leurs homologues masculins. Toutes les études scientifiques démontrent que, et globalement, les filles de 15-24 ans se plaignent plus de troubles divers de santé psychique et somatique. Elles tenteront, trois fois plus que les garçons, d’attenter à leurs jours. Et elles ont plus de pensées suicidaires, déprimes et dépressions. Elles sont plus solitaires, insatisfaites de leur vie et ont plus d’états d’âme. Elles consultent bien plus en médecines générale, spécialisée et psychothérapies. Elles ingèrent plus de médication, notamment psychotrope : somnifères, tranquillisants. Leurs modes relationnels : familiaux, amicaux, affectifs et sociaux sont vécus de façon plus malaisée, compliquée, frustrante et conflictuelle. Le lien au corps est moins bien vécu. Les filles sont plus mécontentes de leur anatomie. Et elles ont plus une mauvaise image d’elles-mêmes, des difficultés identitaires. Elles se trouvent trop grosses. Leur alimentation pose problème. Elles sont trop dépendantes du nourrissage. Les troubles du comportement alimentaire : anorexies et boulimies, grignotages et régimes sont surtout féminins. Leur pensée est plus compliquée, torturée, pessimiste, négative et défaitiste. Elles sont plus perturbées, mal dans leur peau, sexe, sexualité. Il y a un malaise adojuvénile féminin en France.
 

 
Une néogénération féminine plus défavorisée que celle des garçons
 
 
 
Pourquoi, en notre pays, la jeune Aphrodite semble-t-elle encore « plus mal en point » que l'éphèbe Apollon ? Il y a, certes, les raisons personnelles et individuelles, ou celles tenant à la nature très féminine elle-même, juvénile et adulte. Mais elles sont surtout socioculturelles : conjoncturelles / structurelles. La personnalité, la physiologie féminines, notamment adojuvéniles, sont plus complexes que celles des garçons. Pour schématiser quelque peu, nous pourrions dire qu'en caractérologie, les filles seraient plutôt bien plus souvent EnaS (émotives, non-actives, secondaires), et les garçons plus volontiers nEaP (non-émotifs, actifs et primaires). Même si toutes les nuances s'observent, pour les deux sexes, aux seuls cas par cas. Il ne s'agit-là que d'une hypothèse d'école. Ce qui pourrait expliquer plus de troubles psychosomatiques féminins. Surtout, de même que notre jeunesse souffre plus que d'autres, en Occident, les jeunes filles françaises sont plus « complexées », chez nous, qu'en d'autres nations similaires. Malgré des progrès en égalité des sexes, depuis quatre décennies, à l'image de la femme adulte face à l'homme, la fille reste inféodée au garçon, en pays latin catholique. Elles doit servir et séduire. Tout ou presque la discrimine et défavorise. Dès l'enfance, le petit garçon sait qu'il sera « le roi du monde », et la petite fille « éternel personnage second ». Cela est fort imposé dans l'éducation et la culture. Tout comme la classe socioéconomique déshéritée intègre sa modeste condition. Des études démontrent que, dans la scolarité, les élèves garçons seront favorisés, au détriment des filles, alors même que ces dernières travaillent mieux et ont de meilleurs résultats. Les garçons dominent, sont privilégiés. Idem dans l'emploi, la famille, la société, les loisirs… Les filles souffrent de leur « déchéance » sociale persistante. Cela se traduit par des espoirs, bonnes conditions d'existence moindres, plus de mal-être diffus, d'aléas, de collapsus, moins de sérénité, santé, joie de vivre. Plus d'agressivité et de défensive. De façon générale, récurrente et inique. Aux dépens systématiques des filles et au profit majoré des garçons.  
 
 
 
 
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Rédigé le  28 mars 2011 20:10  -  Lien permanent

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